Mars 2007 – Glen of Guinness sort un album N°7. Le chiffre fait titre et la musique gravée sur cet opus offre quelques clés supplémentaires pour mieux cerner ce phénomène musicale qui sévit depuis 15 ans. Adriano Celentano, AC/DC, the Bangles, Madonna ou Frank Zappa, rien de très celtique ou folk dans le choix des 17 morceaux qui constituent ce 8ème album, si ce n'est dans la manière de donner le ton à sa musique.

 

© F.Gailland

 

2007-1992, quinze ans de musique « au feeling épais », huit Cédés, des centaines de concerts et toujours huit musiciens.

Martial, Xavier, Bertrand, Johan, Nicolas et Pascal débutent l'aventure en décembre 1992, rejoints une année plus tard par Françoise et Patrick. La formule est alors toute trouvée : répertoire de morceaux traditionnels en badoulière, le groupe investit les bars et les salles de concerts sans a priori et sans autre but que d'échanger sa musique contre quelques pintes. L'esprit se veut festif et communicatif, les concerts s'enchaînent, passent des arrières-salles à des scènes plus grandes et plus prestigieuses; l'électricité s'en mêle et permet au groupe d'expérimenter de nouvelles sonorités. L'album live « Handel ouiz caire » (1995) témoigne de ces premières années.

 

Sans jamais abandonner son terrain de jeu de prédilection qu'est la scène, Glen of Guinness élargit sa palette sonore au fil des enregistrements. Après « Proud » en 1996, la rencontre avec l'ingénieur du son et producteur Mike Butcher initiera trois albums :
« Gossip » (1997), « Bastaki » (1999) et « Waiting for a.m. » (2001). Cette collaboration sur la durée permet au groupe d'affiner ses options musicales et de se confronter à la rigueur du travail de studio. C'est à la fin de cette période que Pascal quitte Glen of Guinness et laisse sa place à Béatrice Granges.
 
L'enregistrement de « Back&Side » (2003) avec David Weber au studio des Forces motrices décomplexe définitivement le groupe vis-à-vis de l'intelligentsia rock et alternative. Ce mariage entre musique populaire et énergie rock'nroll ne surprend que ceux qui n'ont éprouvé au moins une fois l'électricité qui se dégage de leurs prestations scéniques. La lettre qui ponctue l'esprit en quelque sorte... Et qui annonce le projet « Folk off » en collaboration avec L'Ensemble de cuivres valaisans (2005) : quarante musiciens qui revisitent la discographie de Glen of Guinness.
 
L'année 2003 correspond également à l'arrivée de Jennifer à la flûte au sein du groupe: Elle reprend alors la place laissée vacante par Béatrice après deux ans de tournée.

 

Aujourd'hui, cet album N°7 persévère dans le sillon tracé depuis « Back&Side » et renoue en même temps avec les débuts du groupe : pas de morceaux originaux ici, mais seulement un choix de reprises; et aussi le choix assumé d'une session d'enregistrement live qui privilégie l'instant à la production pointilleuse. Comme souvent, une boucle semble se refermer qu'un autre cycle pointe à l'horizon.